2009… ET TOUJOURS NAPOLÉON par Victor - André Masséna, prince d'Essling Président de la Fondation Napoléon d'ajouter à la lecture du Point de cette semaine. Alain Duhamel, qui, depuis le temps qu'il est à la baguette du commentaire connaît la musique, le sait mieux que quiconque. (1) - Il s'agit de l'absence presque totale de la France au bicentenaire d'Austerlitz et de la présence de la Marine Nationale à la célébration de Trafalgar ! |
CAMERONE - 30 avril 1863 L'armée française assiégeait Puebla. Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre: " Nous avons des cartouches et ne nous rendons pas ". Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu'à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était dix heures. Jusqu'à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n'avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l'extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains: huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins. A midi, le capitaine Danjou est tué d'une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d'une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l'auberge. L'assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes: le caporal MAINE, les légionnaires CATTEAU, WENSEL, CONSTANTIN, LEONARD. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve; il leur crie: " Rendez-vous! ". -" Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ". Leurs baïonnettes restent menaçantes. " On ne refuse rien à des hommes comme vous! " répond l'officier.
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NINON Anne dite Ninon de Lenclos (1616-1705) La belle Ninon qui, sa vie durant, a collectionné une ribambelle d'amants et que Walpole, plus tard, avait surnommé «Notre Dame des Amours», a tenu salon à compter de 1667, en l'hôtel Sagonne, au 36, rue des Tournelles, à Paris. Ses célèbres cinq à neuf (!) avaient lieu chaque jour. Voici les vers de Huyghens, ils sont précieux à retenir : (Huygens, c'est ce philosophe hollandais qui découvrit en France une lune de Saturne (en 1656) ; Il s’attacha aussi à observer Mlle Ninon de Lenclos. Elle métamorphosa le mathématicien en galant et en poète) "Elle a cinq instruments dont je suis amoureux:
Citations de Ninon "Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps" Ninon de Lenclos On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend ! Ninon de Lenclos
Un 17ème siècle classique, celui des Salons. On savait alors cultiver la Carte du Tendre... Intéressant ! (Une citation coquine de Huyghens) JD |
Il faut parfois se poser des questions !
En relisant Marcel Proust j'ai noté ce qui suit...
"Quand nous avons dépassé un certain âge, l'âme de l'enfant que nous fûmes et l'âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts… Certes, on dira que nous ne les voyons pas alors tels qu'ils seront, mais dans le souvenir ne sont-ils pas aussi modifiés ? - La réalité des êtres ne survit pour nous que peu de temps après leur mort, et au bout de quelques années ils sont comme ces dieux des religions abolies qu'on offense sans crainte parce qu'on a cessé de croire à leur existence. Ce que je reproche aux journaux, c'est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons bien moins souvent les livres où il y a des choses essentielles." Marcel Proust, Á la recherche du temps perdu Voyez-vous, le Passé, il est ce qu'on en fait ! Encore faut-il en garder la mémoire car ce que l'on est maintenant, ce qui vit en nous, vient bien de quelque part - nous ne naissons pas nus sur une île déserte ! Si nous avons cette mémoire du Passé qui fut un jour le présent, nous pouvons nous en servir pour nous faire souffrir, faire souffrir les autres et battre notre coulpe ! (Repentance quand tu nous tiens...)
Au contraire, fidèles à ce Passé, conscients que la science historique - malgré ses inévitables imprécisions - est un guide précieux pour le temps présent, nous pouvons "l'utiliser" pour devenir plus forts ! JD |
Une intéressante et courte biographie de Stendhal qui devrait intéresser les lecteurs Henri Beyle (Grenoble, 23 Janvier 1783 - Paris, 23 mars 1842) Henri Beyle est né à Grenoble, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau), le 23 janvier 1783 au sein d’une famille de la bourgeoisie locale. Son père, Chérubin Beyle, est avocat au Parlement du Dauphiné. Sa mère décède, le 23 novembre 1790, alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Henri en est très affecté. Ne supportant plus la tutelle exercée conjointement par son père, sa tante et son précepteur, l’abbé Raillane, qui est chargé de son éducation depuis 1792, il trouve refuge chez son grand père maternel, le docteur Gagnon. Quelques années plus tard, l’adolescent assiste en spectateur passionné aux évènements de la Révolution. A partir de 1796, Henri Beyle entre à l’École Centrale de l’Isère, à Grenoble, où il acquiert une solide instruction. L’étudiant se distingue notamment en mathématiques. Au mois d’octobre 1799, il monte à Paris, pensant un moment se présenter au concours d’entrée à l’École Polytechnique. |
La Mémoire en question, 90 ans après le 11 novembre 1918 La Flamme sacrée qui veille sur la tombe du Soldat Inconnu depuis 1923 était présente en Charente Maritime pour les cérémonies du 11 novembre Le recueil de la Flamme sacrée qui brûle depuis 1923 sans interruption sous l'Arc de Triomphe, a eu lieu le 8 nov à 17h, avec 5 enfants des écoles de Fouras, St Laurent, Loire les Marais, Ile d'Aix et Yves et une délégation d'Anciens combattants de ces communes avec leurs drapeaux. Accueillie sous l'Arc par Jean Desmarès, Fourasin et membre honoraire du Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe et par de nombreux membres de ce comité, une gerbe a été déposée en hommage au Soldat Inconnu et les enfants ont déposés avec émotion des bouquets tricolores offerts par "l'Association des Fils et Filles des Morts pour la France" d'Ile de France - Paris sur la tombe de l'Inconnu, en présence de Robert Perron Président de l'association, de Ensuite, la Flamme sacrée prélevée par Jean Desmarès a été recueillie par Jacques Hillairet dans deux lampes tempêtes. Puis sous l'Arc de Triomphe, a retenti la Sonnerie aux Morts - l'émotion vous prend le coeur quand résonne cette sonnerie sous les voûtes de L'Arc de Triomphe - sonnerie suivie d'une minute de silence devant la tombe du Soldat Inconnu. Ce fut pour la délégation emmenée par Jacques Hillairet, Président des Anciens Combattants et du Souvenir Français et par Jean-Louis Paillard Secrétaire général ainsi que pour les jeunes un instant de recueillement patriotique qu'ils n'oublieront jamais. Il est à noter que Raymond Minier, maire de Saint Laurent de la Prée accompagnait cette délégation. Cette Flamme a été ramenée le même soir à Fouras - Saint Laurent. La Flamme a été transmise dans environ 10 autres communes les 9 et 10 novembre aux Anciens Combattants et sera présente, en plus de Fouras, Saint Laurent de la Prée, Yves, l'Ile d'Aix et Loire les Marais, devant les Monuments aux Morts de ces communes le 11 novembre Un texte sur La Flamme a été rédigé spécialement à cette occasion et a été lu au début des cérémonies Pour ce qui concerne les 3 communes de Fouras,St Laurent et Yves : La semaine précédente, en compagnie de Jacques Hillairet, qui a eu l'idée de ces cérémonies exceptionnelles de Mémoire, de Jean-Louis Paillard, Jean Desmarès a fait un exposé d'environ 45 minutes sur le symbole du Soldat Inconnu et de la Flamme sous l'Arc de Triomphe, suivi des nombreuses questions des élèves, dans les classes de CM2 à Fouras et Yves et devant les classes de CE2, CM1 et CM2 à Saint Laurent de la Prée. Les enfants de ces classes sont venus en grand nombre aux cérémonies du 11 novembre dans ces 3 communes : ils ont allumé des bougies avec cette Flamme symbolique et déposé celles-ci devant le monument aux morts avant la lecture du texte rédigé par Jean Desmarès à cette occasion pour expliquer la présence de cette Flamme sacrée du Souvenir. Ensuite s'est déroulée la cérémonie habituelle (dépôt de Gerbes, Sonnerie aux Morts et minute de silence...) devant une foule très nombreuse à chaque fois (près de 250 personnes à Fouras et de 150 personnes à Saint Laurent). Cette action a été engagée dans le cadre du "Devoir de Mémoire" vers les futures générations ! En effet, un peuple qui oublie son Passé n'a pas d'Avenir. Jean Desmarès Membre honoraire du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe" Président honoraire de la "Fédération Nationale des Fils des Morts pour la France" Membre du "Souvenir Français" de Fouras - Saint Laurent de la Prée
La Flamme sacrée est prélevée sur la tombe de l'Inconnu, le 8 novembre 2008 à 17h par Jean Desmarès qui va la transmettre à Jacques Hillairet, Président du Souvenir Français de Fouras - Saint Laurent de la Prée, en présence de Jean-Louis Paillard de Fouras et de Raymond Minier, maire de Saint Laurent.
Voici l'allocution prononcée successivement devant les Monuments aux Morts de Yves, Fouras et Saint Laurent de la Prée, après l'allumage des bougies du Souvenir par les enfants des écoles.
11 novembre 1918 - 11 novembre 2008 Sous l'Arc de Triomphe de L'Etoile, dominant PARIS, en haut des Champs-Élysées, Une FLAMME brûle jour et nuit ! Elle veille un mort inconnu, un mort sacré et son reflet jette une lumière vacillante sur une grande dalle de granit où sont gravés ces mots bouleversants : ICI REPOSE UN SOLDAT FRANÇAIS MORT POUR LA PATRIE 1914-1918 Ce soldat inconnu français, fut choisi parmi 8 cercueils anonymes le 10 novembre 1920 et inhumé le 28 janvier 1921 ! Pendant que retentissait la Marseillaise, le cercueil fut descendu dans le caveau et la dalle sacrée scellée sur lui.
LE SOLDAT INCONNU COMMENCAIT
SA GARDE ETERNELLE
Deux années passèrent et sous l'Arc de Triomphe, dans l'ombre de la nuit, la tombe sacrée semblait oubliée... Alors en 1923 Gabriel Boissy, journaliste et poète, trouva ce qui manquait à la tombe de l'Inconnu : "Je voudrais que l'on vit sur cette tombe quasi oubliée brûler une flamme vivante qui soit la présence de son âme" Alors, le 11 novembre 1923, en présence d'une foule d'Anciens Combattants, André Maginot Ministre de la Guerre, alluma la Flamme sacrée !
LA TOMBE DE L'INCONNU ETAIT CONSACREE
C'est ainsi que tous les jours, sans aucune interruption – même pendant l'occupation entre 1940 et 1944 – une cérémonie de Ravivage a été réalisée chaque soir à 18h30 par les Anciens Combattants et les Victimes de Guerre. Une association – "La Flamme sous l'Arc de Triomphe" – qui regroupe plus de 500 associations et un Comité de 41 membres ont été constitués dès 1923. Les membres de ce comité veillent chaque jour sur l'organisation des cérémonies et accueillent les délégations françaises et étrangères.
Lors d'une cérémonie solennelle, en présence du Président Jacques Hillairet qui a voulu ces cérémonies exceptionnelles, de Jean-Louis Paillard qui eut l'honneur de porter le drapeau de la Flamme, de Raymond Minier, maire de St Laurent, d'une délégation des Anciens Combattants de Fouras, de Saint Laurent de la Prée, de l'Ile d'Aix et de Yves et des drapeaux de nos associations, 5 élèves des écoles du Canton ont chacun déposé un bouquet tricolore sur la tombe de l'Inconnu, avant le dépôt d'une Gerbe. Après avoir eu l'honneur de recueillir cette Flamme allumée le 11 novembre 1923 et qui ne s'est jamais éteinte, la Sonnerie aux Morts par des musiciens de la garde républicaine s'est élevée sous les voûtes de l'Arc, suivie d'une minute de silence ! Cette FLAMME qui luit sous vos yeux vient de l'autel de la Patrie sous l'Arc de Triomphe, symbole national sacralisé par la Tombe du Soldat Inconnu qui représente tous les Morts pour la France. Car les Morts pour la France ne sont pas des Morts comme les autres. Leur mort concerne bien entendu leur famille charnelle à laquelle ils ont fait si cruellement défaut : mais au-delà de cette cellule humaine, elle concerne la communauté nationale toute entière et si leur Souvenir ne restait pas vivant, alors ils seraient vraiment morts ! Cette Flamme prend toute sa signification en ce 90ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918. Rappelez-vous, n'oubliez pas, n'oubliez jamais, les paroles prononcées en 1921 lors de la mise au tombeau de l'INCONNU: "Les Morts – surtout les Morts – commandent aux vivants, obéissons à leurs voix pour faire, dans la Paix qu'ils ont conquise, une France unie, laborieuse, confiante et forte !" VIVE LA FRANCE Jean Desmarès Membre honoraire du Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe
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Dans une grande fête, un jour au Panthéon, J'avais sept ans, je vis passer Napoléon... Victor Hugo Je serai très heureux de votre présence lors de ma prochaine conférence "poétique" à L'INSTITUT UNIVERSITAIRE DU TEMPS LIBRE LE LUNDI 24 NOVEMBRE 2008 à 14h30 à l'Auditorium du Palais des Congrès de Rochefort sur Mer Rue Toufaire L'auditorium est situé au dessus du Marché couvert, (Un ascenseur, situé sous l'escalier à gauche permet d'accéder à l'étage) Les "Napoléon Bonaparte" dans la poésie et l'oeuvre de Victor Hugo
Avec lecture de nombreux textes et projections de documents Jean Desmarès Membre du Souvenir Napoléonien Entrée gratuite |
Aujourd'hui, j'ai lu - comme souvent depuis des dizaines d'années ce magazine, numéro 3094 du 4 septembre 2008 et donc : "LA PARADE DES "TALIBAN" AVEC LEURS TROPHÉES FRANÇAIS" J'ai vu les images, lu le reportage (puis j'ai écouté les radios, RTL, France Info et Morandini sur Europe 1, j'ai regardé la Télé...) Beaucoup de journalistes interviewés veulent faire croire que ce reportage est digne d'une bonne information ! Mais cela sonne faux, c'est une pauvre défense corporatiste de la liberté de la Presse ! Les Français interrogés sont unanimement horrifiés par les photos des "dépouilles" de ces soldats morts au combat sous l'uniforme français ! Le texte ne vaut guère mieux, il faut mesurer ce que l'on écrit : l'article commence par "C'est leur façon de fêter un anniversaire" La suite est de la même veine : "... ici, ils sont chez eux. Au point d'arborer fièrement leur prise de guerre : des équipements français arrachés à l'ennemi sur le champ de bataille." (Les mots soulignés sont de mon fait) Quelle honte que de faire la propagande de ces "taliban" que Paris Match appelle "combattants" et non "terroristes" ! Des terroristes qui se cachent lâchement au milieu des civils et menacent, "de frapper les intérêts français partout dans le monde... qui s'en prendront à nos soldats et à nos organisations humanitaires et qui disent défendre leur pays", alors qu'ils ne rêvent que soumettre l'Afghanistan à leurs lois archaïques, pour un retour vers l'esclavage des femmes, la violence et la suppression de toute liberté. Ils sont même capables d'achever les blessés en les égorgeant – quelle horreur. Quelle honte de voir les regards vainqueurs de ces hommes qui ont tués dans un traquenard dix de nos soldats ! Imaginons la douleur des familles endeuillées ! NON, vous teniez un "scoop" avec un tirage augmenté à 1 million d'exemplaires ! Mais nos soldats sont "Morts pour la France", puisque c'est la France qui les a missionnés dans le cadre de l'OTAN, avec tant d'autres Nations, pour lutter contre le terrorisme international. La mort de soldats mérite le respect de la Nation car ils ne sont pas des morts comme les autres ! Honte à ce journal qui fait du "choc des photos" un slogan et l'applique sans aucun discernement ! Le reportage d'Éric de Lavarène et les photos de Véronique de Viguerie ne devaient en aucun cas paraître ! Cette parution est indigne d'un magazine comme Paris Match qui perd ainsi l'estime de beaucoup de ses lecteurs et la mienne en particulier. JD |
LA GUERRE ! Dix soldats ont donné leur vie loin de la France, mais pour la France ! Tous ont une famille, certains des enfants et nous ne pouvons qu'être touchés par ce drame ! C'est une Guerre qui ne dit pas son nom ! Un article de François Sureau paru dans Le Figaro a retenu mon attention et il m'a semblé intéressant et actuel de vous en proposer à la lecture. Jean Desmarès "Il y a une guerre en Afghanistan, et cette guerre tue ! Nous devons aux soldats du 8e R.P.I.MA qui y ont trouvé la mort les armes à la main de réfléchir à ce que cela signifie. Nous devrions d'ailleurs nous abstenir de parler de leur «sacrifice» avant d'être sûrs des raisons de leur mort. Nous ne devons pas d'abord aux soldats tombés l'émotion et les larmes, mais l'effort de l'intelligence et celui du Souvenir, afin de pouvoir leur rendre lucidement les honneurs qui leur sont dus. Ces morts devraient nous apprendre à nous méfier de ces mots trop grands, trop vagues, que nous répétons à l'envi. Il n'y a pas de «présence française» dans un monde guetté par le chaos qui ne soit susceptible d'entraîner la mort de nos soldats : par dizaines aujourd'hui, par centaines peut-être demain. Il n'y a pas de participation effective à la lutte du monde libre contre le terrorisme qui puisse être assurée aujourd'hui sans le risque de telles épreuves. Il n'y a pas de «rang», de «place» de la France qui puissent être maintenus sans comporter, à la fin, ces souffrances-là. Pour tous ceux qui ont combattu, ou qui ont assisté à des combats, il existe un écart angoissant, presque physiquement palpable, entre les mots de la diplomatie, ou pire, de la communication politique, et la mort de camarades que l'on connaît par leurs noms, sans même parler de ce que l'on tait presque toujours par pudeur : l'atmosphère de la guerre, cette attente, cette peur, ce courage, ce temps suspendu, et le sang, et pire encore, qui en font le souffle haletant d'un enfer gris. Voici donc la guerre. Les seules questions qui vaillent sont donc celles de ses raisons et celles de sa conduite, c'est-à-dire des chances de l'emporter. S'il n'y est pas répondu, l'écart dont je parlais n'est pas supportable longtemps, ni pour les hommes, ni pour le commandement, ni pour les dirigeants politiques. S'il existe en Afghanistan des raisons de se battre et des chances de vaincre de se battre, et non pas d'assurer, abstraitement, une «présence» limitée aux communiqués de la publicité politique, alors il faut se préparer à cette guerre, qui sera dure comme elles le sont toutes. Il faut se préparer aux embuscades, aux revers, aux morts nombreux d'une guerre, et ne pas s'en étonner avec cette inconscience de vieux enfants qui est souvent la nôtre, qui découvrent avec surprise que le reste du monde ne joue pas. Alors il faut que les troupes s'entraînent, que le commandement commande et que les politiques fassent des choix, y compris budgétaires, qui correspondent à la réalité des engagements. Alors il ne faut pas se demander à chaque épreuve si les morts ne sont pas morts «pour rien», si tel objectif limité justifiait les pertes, si l'on n'aurait pas pu procéder autrement. Dans une guerre, les soldats qui tombent dans les batailles décisives ne sont pas plus nombreux, et cela ne signifie nullement que la mort des autres ait été vaine. La nation doit autant au dernier tué de la Grande Guerre qu'aux morts de Verdun. La grandeur, où il entre beaucoup d'humilité, du métier de soldat vient précisément de cette acceptation volontaire, par chacun, des combats parfois douteux, de la mauvaise fortune, des hasards de la guerre. Mais pour que ceux-ci soient pleinement assumés, le soldat doit pouvoir penser que les combats limités auxquels sa vie est suspendue participent d'un dessein, d'une politique d'ensemble auxquels le destin de la nation, même pour une part, se trouve lié. La question de savoir si, pour l'Afghanistan, la stratégie de l'Otan est la bonne et si elle correspond à nos intérêts dépasse ma compétence. Je sais simplement que s'il n'est pas possible d'y répondre de manière convaincante, aucun effort de guerre durable ne pourra être poursuivi. Le soldat peut mourir, mais pas en victime de la figuration internationale. Il n'est pas quant à lui un acteur qui pourrait quitter la scène en excipant de doutes soudains sur la qualité de la pièce. Qu'il soit, comme on dit dans le vocabulaire moderne, un «professionnel» n'y change rien. Sans doute s'est-il voué de lui-même à ce métier au bout duquel il peut trouver la mort. Mais il n'a pas signé pour mourir autrement qu'au service de son pays dans une guerre susceptible d'être gagnée, cette victoire dût-elle être davantage politique que militaire. Je suis sûr que nos gouvernants ont pris la mesure de cette exigence-là, qui leur incombe et à eux seuls. Je n'ai pas d'autre titre à espérer qu'ils l'aient fait que celui d'avoir, un court moment, partagé là-bas la vie de ces hommes admirables dont les voix se sont tues, et auxquels j'aimerais prêter la mienne si elle ne tremblait pas."
François SUREAU (Le Figaro – 21 août 2008) |
Souvenez -vous : 21 août 1968 - PRAGUE
L'impérialisme Russe est de retour et protège ses "glacis" extérieurs ! Aujourd'hui, c'est la Géorgie qui voit les chars sur ses routes !
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Intéressante, cette médaille !
Le premier portrait du général Buonaparte (comme il se nommait alors lui-même) pourrait se trouver sur cette médaille de plomb frappée à l'occasion des événements du 13 vendémiaire an IV, et dont la reproduction se trouve dans l'ouvrage d'Armand Dayot. (1) L'habit à revers et les modestes épaulettes donnent à penser qu'il n'a pas encore pu accorder sa garde-robe avec son nouveau grade. Le nom est orthographié "Bonaparte", ce qui pourrait surprendre. Mais on trouve déjà les deux orthographes sur son acte de baptême.* (1) - DAYOT Armand Marie--Pierre Publication : Napoléon raconté par l'image... , paru en 1895 |
Nous sommes le 14 juillet 1789, en milieu d’après midi. Devant l’arrivée des gardes françaises commandés par un certain Hulin passé à l’insurrection, le chef de la place, le marquis de Launay, signe la reddition de la Bastille en échange de la promesse qu’il ne sera pas fait de mal à la garnison. La foule, finalement, envahit les lieux, Launay est traîné jusqu’à l’Hôtel de Ville, massacré au sabre. Sa tête coupée est promenée au bout d’une pique tandis que certains poussent l’horreur jusqu’à boire le sang de la victime… La mémoire retiendra qu’il s’agissait de la prise de la Bastille alors que ce jour, ce fut bien le marquis de Launay qui laissa un des symboles de la monarchie aux insurgés. Cependant, la violence de la réaction préfigure une autre violence qui s’exprimera tout au long de la Révolution française. En son temps, l’historien François Furet avait été écarté de la célébration du bicentenaire de la Révolution par François Mitterrand, parce que l’ancien membre de l’Institut refusa de célébrer l’événement dans son unité, précisément à cause de la violence et de la Terreur qui s’exprima au cours de son histoire. L’ancien Président de la République, tout comme Georges Clemenceau bien avant lui, considérait lui que la Révolution était un tout et que la « célébrer », la « fêter » impliquait de la prendre dans son ensemble, avec sa part de violence donc. Quoiqu’il en soit, la Révolution française possède sa face obscure avec son cortège de massacres, de cruauté et d’inhumanité. Le symbole de cette violence s’incarne bien évidemment dans les événements de la Vendée : alors que dans un premier temps s’établit une guerre civile, s’ensuit très vite ce que l’on qualifiera de véritable génocide, préfiguration des horreurs totalitaires du XXe siècle. Pourtant, les idéaux du XVIIIe siècle se voulaient être ceux de la tolérance, du respect et de la fraternité. Le mythe de la Révolution fut tel que, jusqu’à nos jours, en dehors de la littérature contre révolutionnaire ou à de rares exceptions régionales ou locales, aucun travail de mémoire n’a été réalisé par les autorités françaises. NB - Il n'est pas inintéressant de savoir que tout n'a pas été beau dans le pays des Lumières ! JD A lire : Le Livre noir de la Révolution française La face obscure de 1789
(éditions Cerf) ________________________________________________________________________________ |
La fête chez Thérèse, La chose fut exquise et fort bien ordonnée. Tout nous charmait, les bois, le jour serein, l'air pur, ... La nuit vint, tout se tut ; les flambeaux s'éteignirent ;
Victor Hugo (Les Contemplations - extraits) ________________________________________________________ |
____________________________________________________________________________________________________ Le 19 mai 1643, à Rocroi, le duc d'Enghien anéantit l'infanterie espagnole. La mort du cardinal de Richelieu, quelques mois plus tôt, a incité les Espagnols à attaquer la France, entrée huit ans plus tôt dans la "Guerre de Trente Ans". C'est ainsi que 17.000 fantassins et 8.000 cavaliers assiègent la place forte de Rocroi, dans les Ardennes, sous le commandement de don Francisco de Mello.
Le jeune duc d'Enghien est pressé d'en découdre. Il prend soin de cacher à ses troupes la mort du roi Louis XIII, survenue le 14 mai, pour ne pas les démoraliser. Là-dessus, il attaque les Espagnols en compensant son infériorité numérique par sa rapidité de manoeuvre et en faisant un large usage de la cavalerie. Les Espagnols perdent l'essentiel de leurs forces et pas moins de 250 drapeaux. La bataille de Rocroi met fin à la réputation d'invincibilité des «tercios» espagnols, des unités composées de piquiers, d'arquebusiers et de fantassins armés d'épées. Elle marque le retour de la France sur la scène internationale après un siècle de défaites et de guerres civiles ou religieuses. Elle constitue une prémisse heureuse pour le jeune Louis XIV (4 ans), intronisé depuis moins d'une semaine. Elle entraîne enfin un tournant dans la guerre de Trente Ans qui ravage l'Europe centrale depuis 1618.
La France, grâce à la victoire de Rocroi et aux suivantes, se trouve désormais en mesure de dicter les traités de Westphalie qui mettront fin à cette guerre en 1648. La victoire inespérée de Rocroi est due au génie tactique du duc Louis d'Enghien, de la famille des Condé. Selon la tradition, les héritiers de la famille princière des Condé portent le titre de duc d'Enghien. Ainsi de Louis II, le vainqueur de Rocroi. À la mort de son père, il hérite du titre de celui-ci et devient prince de Condé. Son appartenance à la famille régnante lui vaut d'être «premier prince du sang» et de jouir du titre de Monsieur le Prince. Louis II est l'arrière-petit-fils de Louis 1er de Condé, oncle du roi Henri IV, tué à Jarnac en 1589. Par son mariage, il devient aussi le neveu par alliance de Richelieu. En souvenir de Rocroi, on ne tarde pas à le surnommer le "GRAND CONDE" (ref.A Dignat ______________________________________________________________ |
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Abbaye de Trizay - 17250 TRIZAY (à environ 10 kms au sud de Rochefort sur Mer) ________________________________________________________________ |
_______________________________________________ Déclaration de Robert Schuman (9 mai 1950)
Messieurs,
Ainsi le premier pas était franchi... il reste aujourd'hui un espoir à réaliser, faire l'EUROPE : il nous faut une véritable Europe face aux enjeux du Monde dans ce XXIème siècle ! ________________________________________________________ |
_______________________________________________________________________________ En 708, l’archange apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches, et lui ordonne de construire un sanctuaire sur le rocher.
Notre-Dame-sous-Terre, le plus ancien sanctuairede l’île, construit vers 900... "Nous nous sommes assis, communion de nos âmes, Sur le banc de prière, moi l'homme et toi la femme ! La lumière irréelle dans la pierre assemblée Faisait briller nos coeurs d'une étrange clarté... Jean SYLVAIN
La magie du lieu, 1300 ans après la consécration de ce haut lieu de la Chrétienté à Saint-Michel, reste intacte. Il y a des moments où l'âme s'élève et se rapproche de notre créateur ! Alors nous comprenons que le mystère de l'homme reste entier dans notre société qui a tendance à faire descendre Dieu du "Parnasse" et à déifier l'homme... JD ____________________________________________________________________________________________________ |
ou la blancheur immaculée de l'avalanche au grand galop ! ______________________________________________________________________________ |
Allocution avant la messe du Souvenir des Morts pour la France, le samedi 12 avril 2008 dans la CATHEDRALE SAINT LOUIS DES INVALIDES
"Nous venons ici, à l'Eglise des Soldats, dans l'Hôtel National des Invalides, avec dans le cœur une émotion difficile à décrire, car nous sommes "Les Fils et les Filles de ceux qui sont Morts pour la France". Nous sommes ici parce que, dès 1927-1928, de jeunes Orphelins de Guerre de 14/18, souvent encore mineurs, ont voulu faire vivre le Souvenir de ceux qui, dans la tourmente de la Grande Guerre, ont fait le sacrifice de leur vie pour, non seulement défendre leur Pays mais aussi défendre leurs villes, leurs villages et surtout leurs familles. Ces jeunes Orphelins de Guerre avaient la Foi dont on dit qu'elle soulève les montagnes ! Ils avaient également cet élan intérieur, cette imagination et parfois ces illusions que donne la jeunesse ! De nouvelles générations, hélas, sont venues se joindre à ces ouvriers de la première heure... et notre mouvement est bien vivant aujourd'hui. Nous sommes non seulement les héritiers spirituels de nos Pères mais également les témoins de l'histoire de nos familles tant meurtries par ces guerres du XXème siècle qui ont ensanglanté l'Europe et le Monde ! Tous, Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation, nous avons reçu l'apprentissage de la vie dans des conditions exceptionnelles et n'avons rien oublié de notre enfance, de notre jeunesse. Nous sommes dans notre pays les tenants de la mémoire ! - Nous témoignons ce matin au nom de tous ceux et celles qui, à nos côtés, depuis 80 ans, ont été les militants ou les dirigeants de notre grand mouvement qui a compté jusqu'à plus de 120.000 adhérents au début des années 50. Nombre d'entre eux nous ont quitté et nous gardons le souvenir de ces visages amis que nous ne reverrons plus. Nous parlons d'eux très souvent : ainsi nous avons l'illusion qu'ils sont encore des nôtres ! - Nous témoignons pour le respect des tombes de nos Morts, de tous les Morts : profaner un cimetière est un acte lâche qui insulte toute l'humanité ! - Nous témoignons pour nos Mères, veuves de la guerre, qui ont évoqué pour nous avec tant d'amour le visage, les attitudes familières et la tendresse du compagnon de leur vie trop tôt disparu ! Et elles nous disaient quand nous étions enfants : "ton Père a dit, ton Père a fait... Si ton Père te voyait...". Nous n'oublierons jamais cette brume dans les yeux de nos mères quand elles se retenaient de pleurer devant nous. Mères d'orphelins, veuves de la guerre qui, hélas, ne sont plus et que vos enfants ont tant aimé, soyez bénies. - Nous témoignons pour nos Pères car les Morts pour la France ne sont pas des morts comme les autres : "leur mort affecte et concerne non seulement leur famille charnelle mais la collectivité nationale tout entière. Leur mémoire est un élément essentiel, déterminant, de l'esprit et du cœur d'un grand peuple ; elle fait partie de son patrimoine spirituel". Pour nous, chers amis, à l'aube de notre vie, ce père n'était souvent qu'une photo barrée d'un ruban de crêpe noir et d'un autre tricolore et, si nous étions croyants, une évocation dans nos prières... Nous étions parfois si petits ! Ce père, héros disparu de nos rêves d'enfants, nous l'avons idéalisé – il était présent comme une autorité tutélaire dont notre mère était la gardienne. Puis nous avons un jour découvert son nom gravé dans la pierre de nos Monuments aux Morts et nous avons effectivement compris qu'il n'était pas un mort comme les autres puisqu'il faisait partie de cette longue cohorte dont les noms forment, de Cités en Cités, comme une longue litanie héroïque de la mort ! Tous ces hommes, sous l'uniforme ou sans uniforme, dans la boue des tranchées, dans l'ombre de la Résistance ou dans l'horreur des camps, ont accepté le déterminisme qui les reliait aux plus hautes valeurs. Ils ont pris conscience, en combattant, du prix de la Liberté et de l'importance des traditions patriotiques. Au nom de cette Liberté, tant d'hommes et de femmes de notre pays ont su accepter le sacrifice suprême, "avec une prodigalité qui nous glace d'effroi et une générosité qui nous dépasse et nous transcende". Un de ces hommes, dont l'image est gravée à jamais dans mon cœur, écrivait en 1939 à ses deux très jeunes enfants de 2 et 4 ans : Alors, au nom de tous ces hommes et de toutes ces femmes, au nom de tous nos Pères, sur cette terre de France, terre privilégiée où sont nées les plus belles pensées, d'où se sont levées les plus nobles idées, sur cette terre de France chérie de Dieu, un souffle – ténu certes mais combien vivant – est apparu il y a 80 ans afin de témoigner pour la Paix et pour la Liberté. Les Fils et les Filles des Morts pour la France ont voulu faire vivre la voix de ceux qui étaient sans voix, de ceux qui n'étaient plus là, qui laissaient leurs familles mutilées et qui ne verraient pas grandir leurs enfants ! Les Morts restent vivants dans le cœur de ceux qui se souviennent et "si nous n'étions pas frappé au plus profond de notre cœur par leur exemple, alors, vraiment, le sacrifice des Morts pour la France n'aurait aucun sens." Et ils seraient vraiment morts... Ne pensez-vous pas, vous tous et vous toutes, ici rassemblés en ce jour anniversaire, qu'il nous fallait évoquer, en même temps - Le Souvenir qui est notre engagement de chaque jour, - La Mémoire qui est notre devoir pour demain, et sans oublier, chers amis, la grande idée de Liberté et notre espérance pour voir un jour la Paix régner dans le monde. C'est unis dans le même amour filial que, tous ceux qui croient au ciel et tous ceux qui n'y croient pas, sont venus ce matin communier dans le Souvenir des Morts pour la Patrie. Nos âmes frissonneront et d'un même élan nos cœurs s'uniront tout à l'heure quand dans le grand silence de cette Eglise des Soldats, retentira le clairon de la Sonnerie aux Morts. Ainsi sommes-nous, ainsi nous resterons, fidèles à ce qui nous engage pour l'avenir de cette Patrie qui est - et restera pour toujours - la terre chérie de nos Pères. Jean Desmarès Président honoraire Fédération Nationale des Fils des Morts pour la France
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