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Actualités et Histoire

Mercredi 21 janvier 2009

NAPOLEON TOUJOURS !

2009… ET TOUJOURS NAPOLÉON

 

par Victor - André Masséna, prince d'Essling

Président de la Fondation Napoléon 

    
« Lui, toujours lui », disait Victor Hugo en parlant de Napoléon. On voit bien qu'il ne connaissait pas Nicolas Sarkozy, serait-on tenté

d'ajouter à la lecture du Point de cette semaine.
Dans le cadre de la promotion d'un ouvrage d'Alain Duhamel à paraître (La Marche consulaire, Plon), l'hebdomadaire publie en effet un dossier comparatif (et pour tout dire un peu bâclé) sur celui qu'il appelle Nicolas Bonaparte.
Et le Point d'y aller de ses comparaisons, en triturant au passage les faits historiques (ce que Jean Tulard lui reproche à mi-mots dans sa contribution) et en modifiant à sa façon la définition même du mot « bonapartisme » par le Dictionnaire de l'Académie française : l'hyper présidence de l'un serait l'imitation de hyper consulat de l'autre, le réformisme serait un ersatz de la fondation de la France moderne, la présidence de l'Union européenne équivalant presque au Grand Empire, jusqu'au rôle de Cécilia (sic) qui serait comparable à celui de Joséphine, etc.
Comparaison n'est pas raison, et ça n'est pas parce que le président de la République a passé les troupes en revue le jour de son entrée en fonction au son de la "Marche consulaire", justement, qu'il se prend pour Bonaparte ou qu'il est Bonaparte.

Alain Duhamel, qui, depuis le temps qu'il est à la baguette du commentaire connaît la musique, le sait mieux que quiconque.
Cela étant, après le Napoléon du football (Raymond Kopa), le Napoléon des affaires (François Pinaud) et tant d'autres Napoléon supposés, voici le Napoléon de l'Élysée.
Cela prouve au moins une chose : même si, depuis que le prédécesseur de M. Sarkozy l'a décidé, on ne célèbre plus que les défaites de l'empereur (1), celui-ci reste présent dans les esprits, dans les références nationales et, pour le meilleur et pour le pire, dans les « business plan » des organes d'information. La grande machine d'instrumentalisation de l'histoire n'a pas trente-six recettes.
Peu importe au fond, si cela aide à porter nos contemporains vers l'étude du passé pour mieux comprendre le présent… ou plus simplement, se détendre, se cultiver et – pourquoi pas ? – se distraire.
                                                                                                                                            Janvier 2009 

(1) - Il s'agit de l'absence presque totale de la France au bicentenaire d'Austerlitz et de la présence de la Marine Nationale à la célébration de Trafalgar !       


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Lundi 5 janvier 2009

CAMERONE - la véritable histoire d'un héroïsme

CAMERONE - 30 avril 1863

 

 

L'armée française assiégeait Puebla.

La Légion avait pour mission d'assurer, sur cent vingt kilomètres, la circulation et la sécurité des convois. Le colonel JEANNINGROS, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu'un gros convoi emportant trois millions en numéraires, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla. Le capitaine DANJOU, son adjudant major, le décida à envoyer au devant du convoi une compagnie. La 3ème compagnie du Régiment étranger fut désignée mais elle n'avait pas d'officiers disponibles. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants MAUDET, porte-drapeau, et VILAIN, payeur, se joignent à lui volontairement.

 

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème compagnie, forte de trois officiers et soixante deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand, à 7 heures du matin, elle s'arrête à Palo-Verde pour faire le café. A ce moment, l'ennemi se dévoile et le combat s'engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie en infligeant à l'ennemi des pertes sévères.
Arrivé à hauteur de l'auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d'un mur de trois mètres de haut, il décide de s'y retrancher pour fixer l'ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

Pendant que les hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre: " Nous avons des cartouches et ne nous rendons pas ". Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu'à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était dix heures. Jusqu'à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n'avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l'extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains: huit cents cavaliers, mille deux cents fantassins.

 

A midi, le capitaine Danjou est tué d'une balle en pleine poitrine. A 2 heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d'une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l'auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon mais nombre d'entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre. A ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s'ils n'arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l'espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l'assaut général par des brèches qu'ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant, le colonel MILAN adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet; celui-ci la repousse avec mépris.

 

L'assaut final est donné. Bientôt, il ne reste autour de Maudet que cinq hommes: le caporal MAINE, les légionnaires CATTEAU, WENSEL, CONSTANTIN, LEONARD.
Chacun garde une cartouche : ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face : à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l'ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent, frappés à mort.

 

Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve; il leur crie: " Rendez-vous! ". -" Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ". Leurs baïonnettes restent menaçantes. " On ne refuse rien à des hommes comme vous! " répond l'officier.

Les soixante hommes du Capitaine Danjou ont tenu jusqu'au bout leur serment ; pendant onze heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué trois cent et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

 


L'empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment étranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d'or sur les murs des Invalides à Paris.

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l'emplacement du combat. Il porte l'inscription:

 


"ILS FURENT ICI MOINS DE SOIXANTE
OPPOSES A TOUTE UNE ARMEE
ET SA MASSE LES ECRASA.
LA VIE PLUTOT QUE LE COURAGE
ABANDONNA CES SOLDATS FRANCAIS
LE 30 AVRIL 1863.
A LEUR MEMOIRE LA PATRIE ELEVA CE MONUMENT".


Depuis lors, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.


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Mardi 16 décembre 2008

NINON de LENCLOS - 15 décembre - La SAINT NINON

NINON

 

Anne dite Ninon de Lenclos (1616-1705)

La belle Ninon qui, sa vie durant, a collectionné une ribambelle d'amants et que Walpole, plus tard, avait surnommé «Notre Dame des Amours», a tenu salon à compter de 1667, en l'hôtel Sagonne, au 36, rue des Tournelles, à Paris. Ses célèbres cinq à neuf (!) avaient lieu chaque jour.

Voici les vers de Huyghens, ils sont précieux à retenir :

(Huygens, c'est ce philosophe hollandais qui découvrit en France une lune de Saturne (en 1656) ; Il s’attacha aussi à observer Mlle Ninon de Lenclos. Elle métamorphosa le mathématicien en galant et en poète) 

   

    "Elle a cinq instruments dont  je suis amoureux:
     Les deux premiers, ses mains ; les deux autres, ses yeux;
     Pour le plus beau de tous, le cinquième qui reste,
     Il faut être fringant et leste."


L'historien ne nous dit pas si le bon Huyghens fut assez fringant.

 

Citations de Ninon

 

"Plaignons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps"

                                                                       Ninon de Lenclos

 

On ne prend pas une femme par le raisonnement. On ne la prend pas par la prière. On la prend !

                                                                       Ninon de Lenclos

 

 

Un 17ème siècle classique, celui des Salons. On savait alors cultiver la Carte du Tendre...

Intéressant ! (Une citation coquine de Huyghens)

JD


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Jeudi 11 décembre 2008

SOUVENIR et MEMOIRE

Il faut parfois se poser des questions !

 

En relisant Marcel Proust j'ai noté ce qui suit...

 

"Quand nous avons dépassé un certain âge, l'âme de l'enfant que nous fûmes et l'âme des morts dont nous sommes sortis viennent nous jeter à poignée leurs richesses et leurs mauvais sorts…

 

 - Il semble que les événements soient plus vastes que le moment où ils ont lieu et ne peuvent y tenir tout entiers. Certes, ils débordent sur l'avenir par la mémoire que nous en gardons, mais ils demandent aussi une place au temps qui les précède.

Certes, on dira que nous ne les voyons pas alors tels qu'ils seront, mais dans le souvenir ne sont-ils pas aussi modifiés ?

 - La réalité des êtres ne survit pour nous que peu de temps après leur mort, et au bout de quelques années ils sont comme ces dieux des religions abolies qu'on offense sans crainte parce qu'on a cessé de croire à leur existence.  

Ce que je reproche aux journaux, c'est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons bien  moins souvent les livres où il y a des choses essentielles."

Marcel Proust,

Á la recherche du temps perdu

 

 

 

Voyez-vous, le Passé, il est ce qu'on en fait !

Encore faut-il en garder la mémoire car ce que l'on est maintenant, ce qui vit en nous, vient bien de quelque part - nous ne naissons pas nus sur une île déserte !

Si nous avons cette mémoire du Passé qui fut un jour le présent, nous pouvons nous en servir pour nous faire souffrir, faire souffrir les autres et battre notre coulpe ! (Repentance quand tu nous tiens...)

 

 Au contraire, fidèles à ce Passé, conscients que la science historique - malgré ses inévitables  imprécisions - est un guide précieux pour le temps présent, nous pouvons  "l'utiliser" pour devenir plus forts !

JD 


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Jeudi 11 décembre 2008

Stendhal - (Henri Beyle) - soldat de Bonaparte

Une intéressante et courte biographie de Stendhal qui devrait intéresser les lecteurs

Henri Beyle (Grenoble, 23 Janvier 1783 - Paris, 23 mars 1842)

par Marc Nadaux

Henri Beyle est né à Grenoble, rue des Vieux Jésuites (aujourd'hui rue Jean-Jacques Rousseau), le 23 janvier 1783 au sein d’une famille de la bourgeoisie locale. Son père, Chérubin Beyle, est avocat au Parlement du Dauphiné. Sa mère décède, le 23 novembre 1790, alors qu’il n’est encore qu’un enfant. Henri en est très affecté. Ne supportant plus la tutelle exercée conjointement par son père, sa tante et son précepteur, l’abbé Raillane, qui est chargé de son éducation depuis 1792, il trouve refuge chez son grand père maternel, le docteur Gagnon. Quelques années plus tard, l’adolescent assiste en spectateur passionné aux évènements de la Révolution. A partir de 1796, Henri Beyle entre à l’École Centrale de l’Isère, à Grenoble, où il acquiert une solide instruction. L’étudiant se distingue notamment en mathématiques. Au mois d’octobre 1799, il monte à Paris, pensant un moment se présenter au concours d’entrée à l’École Polytechnique.

Grâce à l’intervention de son cousin, le comte Pierre Daru, conseiller d’État et intendant, chez qui il loge, Henri Beyle est employé au Ministère de la Guerre. L’année suivante, au mois de mai 1800 et à l’âge de 17 ans, il s’engage et rejoint bientôt l’Armée d’Italie. S’il tombe sous le charme de l’Italie, de la ville de Milan notamment, cette nouvelle existence l’ennuie. Le sous-lieutenant du 6ème régiment de Dragons démissionne en 1802, comptant vivre désormais de sa plume. Cependant sa carrière d’auteur dramatique tarde à prendre de l’ampleur. En fréquentant le Théâtre-Français, il fait bientôt la connaissance de Mélanie Guilbert, dite Louason. En 1805, Henri Beyle suit la jeune l'actrice à Marseille où il s'essaye au commerce dans une maison de courtage et de vente de denrées coloniales. Sans grande motivation, ni grand succès.

Aussi l’année suivante, toujours grâce à l’appui de son cousin, Beyle reprend du service en 1806, cette fois-ci dans l’intendance auprès de la Grande Armée. Il exerce ses fonctions en Allemagne, à Brunswick, puis en Autriche à partir de 1809. Cet emploi lucratif de fournisseur aux armées lui permet de mener une vie de dandy. De retour à Paris en 1810, Henri Beyle est nommé auditeur au Conseil d'État le 1er août, puis inspecteur du mobilier et des bâtiments de la Couronne quelques temps plus tard. A la fin du mois d’août 1811, toujours attiré par les horizons italiens, il repart pour Milan. Henri Beyle devient l'amant d'Angela Pietragua, une jeune femme qu'il avait déjà rencontré en 1800, lors de son premier séjour dans la ville. L’année suivante, appelé auprès des armées de l’Empereur des Français, il participe à la campagne de Russie, assistant au mois d’août 1812 à l'incendie qui ravage Moscou. Au mois d’avril 1814, la chute de l’Aigle le laisse démuni.


Sans emploi et criblé de dettes, Henri Beyle s’installe alors à Milan. Tandis que Napoléon est de retour en France, de son exil à l’île d’Elbe, il rédige son premier ouvrage, une Vie de Haydn, de Mozart et de Métastase, sous le pseudonyme de Louis César Alexandre Bombet. Au cours de ces années, Beyle voyage beaucoup, visitant les villes d’art de la péninsule. Sa vie milanaise est faite de mondanités. Il assiste ainsi avec assiduité aux représentations données à la Scala, le temple de la musique mais aussi le lieu de réunion de la bonne société locale. Henri Beyle voue ainsi une passion à Matilde Viscontini, l’épouse du général Dembowski, qui se refuse à lui. En 1817, l’esthète publie une Histoire de la peinture en Italie puis Rome, Naples et Florence sous le pseudonyme de Stendhal. En 1821, devenu suspect à la police autrichienne qui l’accuse d'espionnage et de sympathie pour les carbonari, il doit quitter Milan et regagner Paris au mois de juin 1822.

L’héritage de son père ayant été dilapidé, Stendhal, ruiné, doit assurer son quotidien grâce à son travail d’écrivain. Il publie De l’Amour en 1822, le journal de sa passion pour Matilde qui s’accompagne de réflexions sur le sentiment amoureux, La Vie de Rossini ainsi que Racine et Shakespeare, une défense du romantisme, en 1823. Dans les colonnes du Journal de Paris, Stendhal tient également une chronique des événements artistiques du temps. Le critique fréquente les salons du tout-Paris, se liant avec le peintre Eugène Delacroix. Au cours de ces années, il connaît une vie amoureuse intense et agitée. En 1824, commence une liaison avec la Comtesse Clémentine Curial, puis avec Alberthe de Rubempré, Giulia Rinieri… A l’âge de 43 ans, l’écrivain s’essaie enfin au roman. Il rédige Armance en 1827, puis Promenades dans Rome deux années plus tard. Le 15 novembre 1830, Stendhal publie Le Rouge et le Noir. Le sous-titre " Chronique de 1830 " annonce les intentions de l’auteur. C’est la peinture d’une époque que Stendhal effectue en faisant la relation de l’existence d’un jeune arriviste, Julien Sorel. Cette œuvre, plus achevée, n’obtient pourtant pas le succès escompté ; les lecteurs ne retenant de l’intrigue que l’immoralité du jeune homme.


L’avènement de la Monarchie de Juillet voit son retour à la vie politique. Dès le 25 septembre 1830, le roi Louis-Philippe le nomme Consul de France à Trieste. Cependant, les autorités autrichiennes, se rappelant son passé sous l’Empire et ses idées libérales, lui refusent l’exequatur, leur agrément. Stendhal rejoint donc Civitavecchia, située dans les États pontificaux, en 1831. Malgré la proximité de Rome, la ville s’avère peu attrayante pour l’ambassadeur français. Afin de tromper son ennui, l’écrivain entreprend de nombreux ouvrages. La plupart resteront inachevés. Ainsi en est-il des Souvenirs d’égotisme ou de Lucien Leuwen en 1834, ainsi que de la Vie de Henry Brulard l’année suivante, autant d’écrits autobiographiques.

Adolphe Thiers, récemment nommé Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, accorde alors à l’
ambassadeur un congé de trois années. Celui-ci est de retour en France au mois de mai 1836. Installé maintenant rue Caumartin et plongé de nouveau dans la société parisienne, l’écrivain retrouve l’inspiration. Stendhal publie en 1838 les Chroniques italiennes, puisées dans les vieux manuscrits des bibliothèques de Civitavecchia, ainsi que les Mémoires d’un touriste, suite notamment à un nouveau voyage effectué cette fois-ci en Angleterre. La Chartreuse de Parme, rédigée en cinquante-deux jours (!) du 4 novembre au 24 décembre 1838, paraît le 6 avril 1839. Vient ensuite L’abbesse de Castro. Au cours de cette même année 1839, Stendhal est contraint de rejoindre son poste. En Italie, il apprend la parution d’un article dithyrambique le concernant, rédigé par Honoré de Balzac et publié dans La Revue parisienne, le 25 septembre 1840. Celui-ci, tout comme la parution de ses dernières œuvres ne suffisent cependant pas à lui procurer la notoriété.

Alors qu’il entreprend Lamiel, la santé de Stendhal se détériore. Le 15 mars 1841, il est victime d’une attaque d’apoplexie. Cette première alerte l’oblige à quitter Civitavecchia, le 21 octobre suivant, afin de s’en retourner à Paris se faire soigner. Un an plus tard cependant, le 22 mars 1842, alors qu’il effectue une promenade, Stendhal est victime d’une seconde attaque. L’écrivain, qui s’est effondré quelques heures plus tôt sur le trottoir de la Rue neuve des Capucines, décède dans la nuit, le 23 mars, à 2 heures du matin, à son domicile parisien, sans avoir repris connaissance. Grâce aux soins de son cousin et exécuteur testamentaire, Romain Colomb, Stendhal est inhumé au cimetière Montmartre.


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Dimanche 16 novembre 2008

11 novembre 2008 - La Flamme sous l'Arc de Triomphe, à FOURAS, 90ème anniversaire du 11 novembre 191

La Mémoire en question, 90 ans après le 11 novembre 1918

 

La Flamme sacrée qui veille sur la tombe du Soldat Inconnu depuis 1923

était présente en  Charente Maritime pour les cérémonies du 11 novembre

 

 

Le recueil de la Flamme sacrée qui brûle depuis 1923 sans interruption sous l'Arc de Triomphe, a eu lieu le 8 nov à 17h, avec 5 enfants des écoles de Fouras, St Laurent, Loire les Marais, Ile d'Aix et Yves et une délégation d'Anciens combattants de ces communes avec leurs drapeaux.

 

Accueillie sous l'Arc par Jean Desmarès, Fourasin et membre honoraire du Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe et par de nombreux membres de ce comité, une gerbe a été déposée en hommage au Soldat Inconnu et les enfants ont déposés avec émotion des bouquets tricolores offerts par "l'Association des Fils et Filles des Morts pour la France" d'Ile de France  - Paris sur la tombe de l'Inconnu, en présence de Robert Perron  Président de l'association, de

Ensuite, la Flamme sacrée prélevée par Jean Desmarès a été recueillie par Jacques Hillairet dans deux lampes tempêtes.

Puis sous l'Arc de Triomphe, a retenti la Sonnerie aux Morts - l'émotion vous prend le coeur quand résonne cette sonnerie sous les voûtes de L'Arc de Triomphe - sonnerie suivie d'une minute de silence devant la tombe du Soldat Inconnu.

Ce fut pour la délégation emmenée par Jacques Hillairet, Président des Anciens Combattants et du Souvenir Français et par Jean-Louis Paillard Secrétaire général  ainsi que pour les jeunes   un instant de recueillement patriotique qu'ils n'oublieront jamais. Il est à noter que Raymond Minier, maire de Saint Laurent de la Prée accompagnait cette délégation.

 

Cette Flamme a été ramenée le même soir à Fouras - Saint Laurent.

 

La Flamme a été transmise dans environ 10 autres communes les 9 et 10 novembre aux Anciens Combattants et sera présente, en plus de Fouras, Saint Laurent de la Prée, Yves, l'Ile d'Aix et Loire les Marais, devant les Monuments aux Morts de ces communes le 11 novembre

Un texte sur La Flamme a été rédigé spécialement à cette occasion et a été lu au début des cérémonies

 

Pour ce qui concerne les 3 communes de Fouras,St Laurent et Yves :

 

La semaine précédente, en compagnie de Jacques Hillairet, qui a eu l'idée de ces cérémonies exceptionnelles de Mémoire, de Jean-Louis Paillard, Jean Desmarès a fait un exposé d'environ 45 minutes sur le symbole du Soldat Inconnu et de la Flamme sous l'Arc de Triomphe, suivi des nombreuses questions des élèves, dans les classes de CM2 à Fouras et Yves et devant les classes de CE2, CM1 et CM2 à Saint Laurent de la Prée.

Les enfants de ces classes sont venus en grand nombre aux cérémonies du 11 novembre dans ces 3 communes : ils ont allumé des bougies avec cette Flamme symbolique et déposé celles-ci  devant le monument aux morts avant la lecture du texte rédigé par Jean Desmarès à cette occasion pour expliquer la présence de cette Flamme sacrée du Souvenir.

Ensuite s'est déroulée  la cérémonie habituelle (dépôt de Gerbes, Sonnerie aux Morts et minute de silence...) devant une foule très nombreuse à chaque fois (près de 250 personnes à Fouras  et de 150 personnes à Saint Laurent).

 

Cette action a été engagée dans le cadre du "Devoir de Mémoire" vers les futures générations !

En effet, un peuple qui oublie son Passé n'a pas d'Avenir.

 

 

Jean Desmarès

Membre honoraire du "Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe"

Président honoraire de la "Fédération Nationale des Fils des Morts pour la France"

Membre du "Souvenir Français" de Fouras - Saint Laurent de la Prée

 

La Flamme sacrée est prélevée sur la tombe de l'Inconnu, le 8 novembre 2008 à 17h  par Jean Desmarès qui va la transmettre à Jacques Hillairet, Président du Souvenir Français de Fouras - Saint Laurent de la Prée, en présence de Jean-Louis Paillard de Fouras et de Raymond Minier, maire de Saint Laurent.

  

Voici l'allocution prononcée successivement devant les Monuments aux Morts de Yves, Fouras et Saint Laurent de la Prée, après l'allumage des bougies du Souvenir par les enfants des écoles. 

 

11 novembre 1918 - 11 novembre 2008

Sous l'Arc de Triomphe de L'Etoile, dominant PARIS, en haut des Champs-Élysées,

 

Une FLAMME brûle jour et nuit !

 

Elle veille un mort inconnu, un mort sacré et son reflet jette une lumière vacillante sur une grande dalle de granit où sont gravés ces mots bouleversants :

 

ICI REPOSE  UN SOLDAT FRANÇAIS

 

MORT POUR LA PATRIE  1914-1918

 

Ce soldat inconnu français, fut  choisi parmi 8 cercueils anonymes le 10 novembre 1920 et inhumé le 28 janvier 1921 !

Pendant que retentissait la Marseillaise, le cercueil fut descendu dans le caveau et la dalle sacrée scellée sur lui.

 

LE SOLDAT INCONNU COMMENCAIT

 

SA GARDE ETERNELLE

 

Deux années passèrent et sous l'Arc de Triomphe, dans l'ombre de la nuit, la tombe sacrée semblait oubliée...

Alors en 1923 Gabriel Boissy, journaliste et poète, trouva ce qui manquait à la tombe de l'Inconnu :

 

"Je voudrais que l'on vit sur cette tombe quasi oubliée brûler une flamme vivante qui soit la présence de son âme"

 

Alors, le 11 novembre 1923, en présence d'une foule d'Anciens Combattants, André Maginot Ministre de la Guerre, alluma la Flamme sacrée !

 

LA TOMBE DE L'INCONNU ETAIT CONSACREE

 

Le culte de l'INCONNU fut établi par les Anciens Combattants et les Victimes de Guerre qui viennent raviver cette FLAMME, redonnant une force nouvelle à ce symbole national, "signe d'un message d'espérance qui relie ainsi passé et avenir" !                                                                                                                      

C'est ainsi que tous les jours, sans aucune interruption – même pendant l'occupation entre 1940 et 1944 – une cérémonie de Ravivage a été réalisée  chaque soir à 18h30 par les Anciens Combattants et les Victimes de Guerre.

Une association – "La Flamme sous l'Arc de Triomphe" – qui regroupe plus de  500 associations et un Comité de 41 membres ont été constitués dès 1923.

Les membres de ce comité veillent chaque jour sur l'organisation des cérémonies et accueillent les délégations françaises et étrangères.

 

XXX

 

 Cette Flamme, que vous voyez brûler aujourd'hui devant ce Monument aux Morts a été allumée le 8 novembre dernier à 17 heures à la Flamme Sacrée qui luit sur la Tombe du Soldat Inconnu, sous l'Arc de Triomphe.

Lors d'une cérémonie solennelle, en présence du Président Jacques Hillairet qui a voulu ces cérémonies exceptionnelles, de Jean-Louis Paillard qui eut l'honneur de porter le drapeau de la Flamme, de Raymond Minier, maire de St Laurent, d'une délégation des Anciens Combattants de Fouras, de Saint Laurent de la Prée, de l'Ile d'Aix et de Yves et des drapeaux de nos associations,

5 élèves des écoles du Canton ont chacun déposé un bouquet tricolore sur la tombe de l'Inconnu, avant le dépôt d'une Gerbe.

Après avoir eu l'honneur de recueillir cette Flamme allumée le 11 novembre 1923 et qui ne s'est jamais éteinte, la Sonnerie aux Morts par des musiciens de la garde républicaine s'est élevée sous les voûtes de l'Arc, suivie d'une minute de silence !

  

Cette FLAMME qui luit sous vos yeux vient de l'autel de la Patrie sous l'Arc de Triomphe, symbole national sacralisé par la Tombe du Soldat Inconnu qui représente tous les Morts pour la France.

Car les Morts pour la France ne sont pas des Morts comme les autres.

Leur mort concerne bien entendu leur famille charnelle à laquelle ils ont fait si cruellement défaut : mais au-delà de cette cellule humaine, elle concerne la communauté nationale toute entière et si leur Souvenir ne restait pas vivant, alors ils seraient vraiment morts !

 

Cette Flamme prend toute sa signification en ce

90ème anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918.

 

Rappelez-vous, n'oubliez pas, n'oubliez jamais, les paroles prononcées en 1921 lors de la mise au tombeau de l'INCONNU:

 

"Les Morts – surtout les Morts – commandent aux vivants, obéissons à leurs voix pour faire, dans la Paix qu'ils ont conquise, une France unie, laborieuse, confiante et forte !"

 

VIVE LA FRANCE

 

                                                     Jean Desmarès

            Membre honoraire du Comité de la Flamme sous l'Arc de Triomphe

                                                                        


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Dimanche 16 novembre 2008

NAPOLEON dans la poésie de VICTOR HUGO

Dans une grande fête, un jour au Panthéon,

J'avais sept ans, je vis passer Napoléon...

                                               Victor Hugo

                                               

 

 

Je serai très heureux de votre présence

lors de ma prochaine conférence "poétique" à

 

L'INSTITUT UNIVERSITAIRE DU TEMPS LIBRE

 

LE LUNDI 24 NOVEMBRE 2008 à 14h30

 

à l'Auditorium du Palais des Congrès de Rochefort sur Mer

 

Rue Toufaire

L'auditorium est situé au dessus du Marché couvert,

(Un ascenseur, situé sous l'escalier à gauche permet d'accéder à l'étage)

 

 Les "Napoléon Bonaparte"

dans la poésie et l'oeuvre de Victor Hugo

 

Avec lecture de nombreux textes et projections de  documents

 

Jean Desmarès

 Membre du Souvenir Napoléonien

 

 

Entrée gratuite

 

jdesm17@orange.fr


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Vendredi 5 septembre 2008

Paris Match du 4 septembre 2008 -

Aujourd'hui, j'ai lu - comme souvent depuis des dizaines d'années ce magazine, numéro 3094 du 4 septembre 2008 et donc :

 

"LA PARADE DES "TALIBAN" AVEC LEURS TROPHÉES FRANÇAIS"

 

J'ai vu les images, lu le reportage (puis j'ai écouté les radios, RTL, France Info et Morandini sur Europe 1,  j'ai regardé la Télé...)

 

Beaucoup de journalistes interviewés veulent faire croire que ce reportage est digne d'une bonne information ! Mais cela sonne faux, c'est une pauvre défense corporatiste de la liberté de la Presse !

 

Les Français interrogés sont unanimement horrifiés par les photos des "dépouilles" de ces soldats  morts au combat sous l'uniforme français !

 

Le texte ne vaut guère mieux, il faut mesurer ce que l'on écrit : l'article commence par

 

"C'est leur façon de fêter un anniversaire"

 

La suite est de la même veine :

"... ici, ils sont chez eux. Au point d'arborer fièrement leur prise de guerre : des équipements français arrachés à l'ennemi sur le champ de bataille."

(Les mots soulignés sont de mon fait)

 

Quelle honte que de faire la propagande de ces "taliban" que Paris Match appelle "combattants" et non "terroristes" !

 

Des terroristes qui  se cachent lâchement au milieu des civils et menacent, 

"de frapper les intérêts français partout dans le monde... qui s'en prendront  à nos soldats et à nos organisations humanitaires et qui disent défendre leur pays",

alors qu'ils ne rêvent que soumettre l'Afghanistan à leurs lois archaïques, pour un retour vers l'esclavage des femmes, la violence et la suppression de toute liberté.  Ils sont même capables d'achever les blessés en les égorgeant – quelle horreur.

 

Quelle honte de voir les regards vainqueurs de ces hommes qui ont tués dans un traquenard dix de nos soldats !

Imaginons la douleur des familles endeuillées ! 

 

NON, vous teniez un "scoop" avec un tirage augmenté à 1 million d'exemplaires !

 

                               

Mais nos soldats sont "Morts pour la France", puisque c'est la France qui les a missionnés dans le cadre de l'OTAN, avec tant d'autres Nations, pour lutter contre le terrorisme international.

 

La mort de soldats mérite le respect de la Nation car ils ne sont pas des morts comme les autres !

 

Honte à ce journal qui fait du "choc des photos" un slogan et l'applique sans aucun discernement !

 

Le reportage d'Éric de Lavarène et les photos de Véronique de Viguerie  ne devaient en aucun cas paraître !

Cette parution est indigne d'un magazine comme Paris Match qui perd ainsi l'estime de beaucoup de ses lecteurs et la mienne en particulier.

JD


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Samedi 30 août 2008

Une Guerre qui ne dit pas son nom

LA GUERRE !

Dix soldats ont donné leur vie loin de la France, mais pour la France ! Tous ont une famille, certains des enfants et nous ne pouvons qu'être touchés par ce drame ! C'est une Guerre qui ne dit pas son nom ! Un article de François Sureau paru dans Le Figaro a retenu mon attention et il m'a semblé intéressant et actuel de vous en proposer à la lecture.

                                                                                                             Jean Desmarès

 

"Il y a une guerre en Afghanistan, et cette guerre tue ! Nous devons aux soldats du 8e R.P.I.MA qui y ont trouvé la mort les armes à la main de réfléchir à ce que cela signifie. Nous devrions d'ailleurs nous abstenir de parler de leur «sacrifice» avant d'être sûrs des raisons de leur mort. Nous ne devons pas d'abord aux soldats tombés l'émotion et les larmes, mais l'effort de l'intelligence et celui du Souvenir, afin de pouvoir leur rendre lucidement les honneurs qui leur sont dus.

Ces morts devraient nous apprendre à nous méfier de ces mots trop grands, trop vagues, que nous répétons à l'envi. Il n'y a pas de «présence française» dans un monde guetté par le chaos qui ne soit susceptible d'entraîner la mort de nos soldats : par dizaines aujourd'hui, par centaines peut-être demain. Il n'y a pas de participation effective à la lutte du monde libre contre le terrorisme qui puisse être assurée aujourd'hui sans le risque de telles épreuves. Il n'y a pas de «rang», de «place» de la France qui puissent être maintenus sans comporter, à la fin, ces souffrances-là.

Pour tous ceux qui ont combattu, ou qui ont assisté à des combats, il existe un écart angoissant, presque physiquement palpable, entre les mots de la diplomatie, ou pire, de la communication politique, et la mort de camarades que l'on connaît par leurs noms, sans même parler de ce que l'on tait presque toujours par pudeur : l'atmosphère de la guerre, cette attente, cette peur, ce courage, ce temps suspendu, et le sang, et pire encore, qui en font le souffle haletant d'un enfer gris.

Voici donc la guerre. Les seules questions qui vaillent sont donc celles de ses raisons et celles de sa conduite, c'est-à-dire des chances de l'emporter. S'il n'y est pas répondu, l'écart dont je parlais n'est pas supportable longtemps, ni pour les hommes, ni pour le commandement, ni pour les dirigeants politiques.

S'il existe en Afghanistan des raisons de se battre et des chances de vaincre de se battre, et non pas d'assurer, abstraitement, une «présence» limitée aux communiqués de la publicité politique, alors il faut se préparer à cette guerre, qui sera dure comme elles le sont toutes. Il faut se préparer aux embuscades, aux revers, aux morts nombreux d'une guerre, et ne pas s'en étonner avec cette inconscience de vieux enfants qui est souvent la nôtre, qui découvrent avec surprise que le reste du monde ne joue pas.

Alors il faut que les troupes s'entraînent, que le commandement commande et que les politiques fassent des choix, y compris budgétaires, qui correspondent à la réalité des engagements. Alors il ne faut pas se demander à chaque épreuve si les morts ne sont pas morts «pour rien», si tel objectif limité justifiait les pertes, si l'on n'aurait pas pu procéder autrement. Dans une guerre, les soldats qui tombent dans les batailles décisives ne sont pas plus nombreux, et cela ne signifie nullement que la mort des autres ait été vaine. La nation doit autant au dernier tué de la Grande Guerre qu'aux morts de Verdun.

La grandeur, où il entre beaucoup d'humilité, du métier de soldat vient précisément de cette acceptation volontaire, par chacun, des combats parfois douteux, de la mauvaise fortune, des hasards de la guerre. Mais pour que ceux-ci soient pleinement assumés, le soldat doit pouvoir penser que les combats limités auxquels sa vie est suspendue participent d'un dessein, d'une politique d'ensemble auxquels le destin de la nation, même pour une part, se trouve lié.

La question de savoir si, pour l'Afghanistan, la stratégie de l'Otan est la bonne et si elle correspond à nos intérêts dépasse ma compétence. Je sais simplement que s'il n'est pas possible d'y répondre de manière convaincante, aucun effort de guerre durable ne pourra être poursuivi. Le soldat peut mourir, mais pas en victime de la figuration internationale. Il n'est pas quant à lui un acteur qui pourrait quitter la scène en excipant de doutes soudains sur la qualité de la pièce. Qu'il soit, comme on dit dans le vocabulaire moderne, un «professionnel» n'y change rien. Sans doute s'est-il voué de lui-même à ce métier au bout duquel il peut trouver la mort. Mais il n'a pas signé pour mourir autrement qu'au service de son pays dans une guerre susceptible d'être gagnée, cette victoire dût-elle être davantage politique que militaire.

Je suis sûr que nos gouvernants ont pris la mesure de cette exigence-là, qui leur incombe et à eux seuls. Je n'ai pas d'autre titre à espérer qu'ils l'aient fait que celui d'avoir, un court moment, partagé là-bas la vie de ces hommes admirables dont les voix se sont tues, et auxquels j'aimerais prêter la mienne si elle ne tremblait pas."

                                                                                                   

 François SUREAU (Le Figaro – 21 août 2008)


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Lundi 18 août 2008

Prague 1968 - Géorgie 2008

 

Souvenez -vous : 21 août 1968 - PRAGUE

 

L'impérialisme Russe est de retour et protège ses "glacis" extérieurs !

Aujourd'hui, c'est la Géorgie qui voit les chars sur ses routes !

 


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Lundi 21 juillet 2008

Hommage à Napoléon par George Pompidou, Président de la République

Discours (extraits) prononcé le 15 août 1969 à Ajaccio
pour le bicentenaire de la  naissance de Napoléon Bonaparte
par le Président de la République Française
 
 
«Ce jeune Corse sans fortune et sans ressources»

n ce jour où la Corse et avec elle la France entière célèbrent le deuxième centenaire de la naissance de Napoléon, remontons le cours de l'Histoire, suivons ce jeune Corse sans fortune et sans ressources, voyons-le prendre conscience de ses immenses possibilités puis, progressivement, les orienter vers la France jusqu'à s'identifier avec la Nation, la lier à son sort, la façonner à sa mesure, la marquer d'une empreinte aujourd'hui ineffacée.

15 août 1769, Un an plutôt, jour pour jour, Louis XV a proclamé la Corse partie intégrante de la couronne de France. Trois mois plus tôt, en Angleterre, est né le petit Arthur Wellesley, qui sera duc de Wellington. Ainsi le veut l'Histoire.

Dans Ajaccio, petit bourg de 5 à 6000 habitants, Laetitia Ramolino, épouse de Charles Bonaparte, met au monde un fils pour lequel on ressuscite un vieux prénom peu usité, Napoléon.
«Ce nom mystérieux, dira plus tard l'Empereur, j'étais le seul à le porter en France. Il était doué d'une vertu virile, poétique et redondante.».

Qui donc, en ce 15 août 1769, aurait imaginé non seulement le génie de l'enfant qui venait de naître, mais que son destin se confondrait avec celui de la France à laquelle la Corse ne se sentait encore guère attachée ?


«Je naquis quand la patrie périssait.»

Charles Bonaparte avait participé passionnément à la lutte contre la domination génoise. Il se rallie, il est vrai, à l'autorité française, ce qui lui vaudra d'obtenir des bourses pour Joseph et pour Napoléon. Mais le patriotisme est puissant, la nation corse une réalité et il faudra de longues années pour que Napoléon, malgré et peut-être à cause de ses dissentiments avec Paoli, renonce à la tentation de jouer un rôle de premier plan dans une Corse indépendante. «Je naquis, écrit-il, en 1789, à Paoli, quand la patrie périssait».

Et pourtant, il a été
«écolier du roi», c'est-à-dire boursier, en 1779 au collège d'Autun où il apprend le français puis à l'école de Brienne où il reste cinq ans, et en 1784 à l'Ecole militaire de Paris. En 1785, son père meurt. La même année, il sort de l'Ecole militaire avec le grade de lieutenant en second et est affecté au régiment d'artillerie de La Fère, qu'il a choisi probablement parce qu'il est en garnison à Valence, sur le chemin de la Corse.

«Napoléon Bonaparte, âgé de vingt-quatre ans, est nommé général de brigade.»

En France, c'est la Révolution. Mais Napoléon ne se soucie que de la Corse. Il obtient permission sur permission qu'il prolonge sans scrupule à Ajaccio où il est en contact permanent avec les «patriotes». En quatre ans, il passe trente-cinq mois dans l'Ile, indifférent, semble-t-il, aux événements qui bouleversent la France, ne prenant le parti des Montagnards que par amitié pour Saliceti et par hostilité pour Paoli avec qui les Bonaparte se sont définitivement brouillés. C'est même cette brouille qui oblige la famille à partir pour la France en juin 1793 et qui va orienter différemment la vie de Napoléon.

La protection de Saliceti lui vaut d'être nommé chef de bataillon et de commander l'artillerie au siège de Toulon. Le 19 décembre 1793 son action permet aux armées de la République de s'emparer de la ville. Trois jours plus tard, Napoléon Bonaparte, âgé de vingt-quatre ans, est nommé général de brigade.

«De ce jour un grand destin commence.»

Mais la France traverse de nouvelles épreuves. C'est la grande terreur, puis le 9 thermidor et l'exécution de Robespierre. Napoléon, un moment arrêté, doit à Barras de rentrer en grâce. C'est encore Barras qui lui confie la répression de l'insurrection parisienne du 13 vendémiaire. Le succès lui vaut d'être nommé général de division et enfin, le 2 mars 1796, commandant en chef de l'armée d'Italie. De ce jour, un grand destin commence.

La prodigieuse campagne d'Italie va révéler à Napoléon son propre génie….Où se déroulera le destin pressenti ? La France n'en constitue pas encore l'objectif nécessaire, même si, par le commandement de l'armée d'Italie, elle lui en a insufflé la résolution et donné les moyens. Au moment même d'Arcole et de Rivoli, quand, ayant écrasé les Sardes, il chasse et pourchasse les armées de l'Autriche, Bonaparte lisant Machiavel écrit en marge :
«Moi aussi je suis italien». L'Italie a enfin reconnu son rédempteur. Sans aucun doute, le rêve du royaume d'Italie, qu'il réalisera d'ailleurs plus tard mais de surcroît, est-il à ce moment plus présent à son imagination que la domination de la France. Plus présent que tout ailleurs, l'attrait de l'aventure personnelle, donc pour un Méditerranéen féru d'histoire, la tentation de l'Orient et des grands espaces où se lancèrent et se perdirent souvent tous les grands conquérants, de Cyrus à Alexandre jusqu'à Tamerlan. C'est elle qui va le saisir lorsque, rentré en France, couvert de gloire, adulé du peuple parisien, chargé de préparer, déjà, le débarquement en Angleterre, il s'arrache tout à coup aux intrigues du Directoire, fait décider l'étrange expédition d'Egypte, s'embarque pour Alexandrie. Et c'est la victoire des Pyramides, l'entrée au Caire, la campagne de Syrie, la prise de Jaffa, la victoire du Mont-Thabor…

«Je pourrais quelquefois te faire mentir».

Ici se situe l'affaire de Saint-Jean d'Acre. Phélippeaux, camarade de Bonaparte à Brienne, et émigré, organise la défense contre l'armée française qui, privée de son artillerie lourde, ne peut enlever la place. Napoléon revient au Caire, décide de rentrer en France. «Les hommes ne font qu'imiter leurs prédécesseurs ", disait Machiavel. «Je pourrais quelquefois te faire mentir.» commentait Bonaparte.

Quelle part dans sa décision a pu avoir l'échec de Saint-Jean d'Acre ? Faut-il y voir la cause du renoncement au mirage oriental que Napoléon a si souvent évoqué ?

Saint-Jean d'Acre a peut-êtree changé le cap de la destinée napoléonienne. Si cela est vrai, alors Phélippeaux fut l'agent de la Providence : car le retour d'Egypte, c'est vraiment le mariage de Napoléon avec la France. A partir du moment où il débarque à Fréjus de la frégate Muiron, le sort est jeté. C'est en France qu'il réalisera la haute ambition conçue après Lodi. C'est à la France qu'il imprimera sa marque. C'est avec la France et les Français qu'il conduira sa grande aventure. Du même coup et à sa suite la Corse deviendra française non plus par l'effet du traité entre Louis XV et gênes mais par le cœur et par l'épopée. Désormais Napoléon peut dire : «Je n'ai qu'une passion, qu'une maîtresse, c'est la France.».

La France est d'ailleurs prête à se donner. Le Directoire sombre dans le désordre, l'impuissance et la corruption. Tout le monde complote, tout le monde attend un coup d'Etat. «Voilà notre homme !» s'écrie Moreau apprenant le retour d'Egypte.

«Il sera maître et seul maître».

Bonaparte, de fait, n'hésite ni se dissimule. Ce n'est pas pour Sieyès qu'il travaille. «L'occasion viendra, soyons prêts à la saisir», avait-il écrit. Elle est venue. Il sera maître et seul maître. La France se livre à lui plus encore par passion de la gloire que par lassitude du désordre et de l'anarchie. Entre elle et lui tout est clair. «Ni elle, ni moi nous ne nous trompons plus.», dit-il superbement. Il sait qu'il a à sa disposition le pays le plus peuplé d'Europe, la meilleure armée du monde et une nation convaincue d'être la première. Il sait l'immense réservoir de forces révélé par la Révolution et qu'il peut tout demander à la France à condition de la faire rêver.

«Je n'agis, dit-il, que sur les imaginations de la Nation. Lorsque ce moyen me manquera, je ne serai plus rien.»

Là est le secret de la longue marche qui mènera Napoléon et les armées françaises à Rome et à Vienne, à Madrid et à Berlin, à Varsovie et à Moscou. Et si forte sera l'emprise sur les esprits qu'en dépit des pertes humaines, de la conscription et des impôts, en dépit même des défaites, après la retraite de Russie, et la campagne d'Allemagne, et l'invasion, et les Alliés à Paris malgré la merveilleuse campagne de France, il suffira que l'exilé de l'île d'Elbe débarque à Golfe-Juan pour qu'à nouveau la nation toute entière se rallie à lui et que l'aigle vole de clocher en clocher jusqu'à Notre-Dame.

«De la victoire à la défaite, il n'y a qu'un pas».

Que reste-t-il de cette longue suite de victoires qui débouche sur Waterloo dont on peut penser qu'il était inscrit dans les faits depuis Trafalgar ? C'est bien à tort que l'on reproche à Napoléon l'esprit de conquête. La suprématie maritime acquise par l'Angleterre condamnait littéralement l'Empereur à attaquer et à vaincre sans cesse, dans une lutte que son seul génie empêcha l'Europe entière, et à certains moments le Gouvernement anglais lui-même, de comprendre qu'elle était, dès le départ, désespérée. Mais malgré l'échec final, Napoléon n'a pas légué à la France que l'éclat d'une prodigieuse épopée militaire ; c'est ici qu'il faut rappeler que le Premier consul puis l'empereur a de ses mains pétri littéralement notre pays et nous a légué une nation où tout porte encore sa marque.

«Il n'est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon».

C'est à lui que nous devons l'essentiel des institutions qui, au travers des siècles et en dépit des évolutions indispensables, constituent encore l'armature de notre pays. C'est lui qui a contraint les Français, déchirés et coupés les uns des autres par la tourmente révolutionnaire, non pas à oublier leurs divisions mais à les dominer et à refaire l'unité nationale. Et c'est pourquoi aujourd'hui, dans cette ville où il est né, dans cette île dont il est l'orgueil, le Président de la République célèbre la mémoire de l'Empereur en présence de celui sur qui repose l'héritage d'un nom prestigieux [le Prince Napoléon (1914-1997)]. Car nos gloires n'appartiennent qu'à la France et il n'est pas de nom plus glorieux que celui de Napoléon.»

GEORGES POMPIDOU

Président de la République Française, Ajaccio, le 15 août 1969.

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Jeudi 17 juillet 2008

BONAPARTE 1795

 

Intéressante, cette médaille !

Le premier portrait du général Buonaparte (comme il se nommait alors lui-même) pourrait se trouver sur cette médaille de plomb frappée à l'occasion des événements du 13 vendémiaire an IV, et dont la reproduction se trouve dans l'ouvrage d'Armand Dayot. (1)
Ici, tout donne à penser qu'il s'agit d'un portrait authentique : le visage est celui de Bonaparte, et la coiffure et l'habit s'écartent tellement de l'image obligée du général de l'armée d'Italie, qu'il faut bien que ce portrait ait été fait d'après nature en 1795.

L'habit à revers et les modestes épaulettes donnent à penser qu'il n'a pas encore pu accorder sa garde-robe avec son nouveau grade.

Le nom est orthographié "Bonaparte", ce qui pourrait surprendre. Mais on trouve déjà les deux orthographes sur son acte de baptême.*

(1) - DAYOT Armand Marie--Pierre
19 octobre 1851 à Paimpol - 1934 à Bandol .
Critique d'art. - Membre du Conseil supérieur des Beaux-arts. Inspecteur des Beaux-arts. - Fondateur de la revue "L'Art et les artistes" (en 1905). - Docteur en droit.

Publication : Napoléon raconté par l'image... , paru en 1895
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Lundi 14 juillet 2008

14 juillet...

Nous sommes le 14 juillet 1789, en milieu d’après midi. Devant l’arrivée des gardes françaises commandés par un certain Hulin passé à l’insurrection, le chef de la place, le marquis de Launay, signe la reddition de la Bastille en échange de la promesse qu’il ne sera pas fait de mal à la garnison. La foule, finalement, envahit les lieux, Launay est traîné jusqu’à l’Hôtel de Ville, massacré au sabre. Sa tête coupée est promenée au bout d’une pique tandis que certains poussent l’horreur jusqu’à boire le sang de la victime… La mémoire retiendra qu’il s’agissait de la prise de la Bastille alors que ce jour, ce fut bien le marquis de Launay qui laissa un des symboles de la monarchie aux insurgés.

Cependant, la violence de la réaction préfigure une autre violence qui s’exprimera tout au long de la Révolution française. En son temps, l’historien François Furet avait été écarté de la célébration du bicentenaire de la Révolution par François Mitterrand, parce que l’ancien membre de l’Institut refusa de célébrer l’événement dans son unité, précisément à cause de la violence et de la Terreur qui s’exprima au cours de son histoire. L’ancien Président de la République, tout comme Georges Clemenceau bien avant lui, considérait lui que la Révolution était un tout et que la « célébrer », la « fêter » impliquait de la prendre dans son ensemble, avec sa part de violence donc.

Quoiqu’il en soit, la Révolution française possède sa face obscure avec son cortège de massacres, de cruauté et d’inhumanité. Le symbole de cette violence s’incarne bien évidemment dans les événements de la Vendée : alors que dans un premier temps s’établit une guerre civile, s’ensuit très vite ce que l’on qualifiera de véritable génocide, préfiguration des horreurs totalitaires du XXe siècle. Pourtant, les idéaux du XVIIIe siècle se voulaient être ceux de la tolérance, du respect et de la fraternité. Le mythe de la Révolution fut tel que, jusqu’à nos jours, en dehors de la littérature contre révolutionnaire ou à de rares exceptions régionales ou locales, aucun travail de mémoire n’a été réalisé par les autorités françaises.

NB - Il n'est pas inintéressant de savoir que tout n'a pas été beau dans le pays des Lumières  !

JD

A lire :

Le Livre noir de la Révolution française

La face obscure de 1789

(éditions Cerf)

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Samedi 31 mai 2008

VICTOR HUGO à l'Abbaye de Trizay le 31 mai 2008

La fête chez Thérèse,

 

La chose fut exquise et fort bien ordonnée.
C'était au mois d'avril, et dans une journée
Si douce, qu'on eût dit qu'amour l'eût faite exprès.
Thérèse la duchesse à qui je donnerais,
Si j'étais roi, Paris, si j'étais Dieu, le monde,
Quand elle ne serait que Thérèse la blonde ;
Cette belle Thérèse, aux yeux de diamant,
Nous avait conviés dans son jardin charmant.

 

Tout nous charmait, les bois, le jour serein, l'air pur,
Les femmes tout amour, et le ciel tout azur.

...

La nuit vint, tout se tut ; les flambeaux s'éteignirent ;
Dans les bois assombris les sources se plaignirent ;
Le rossignol, caché dans son nid ténébreux,
Chanta comme un poète et comme un amoureux.


Chacun se dispersa sous les profonds feuillages ;
Les folles en riant entraînèrent les sages ;
L'amante s'en alla dans l'ombre avec l'amant ;
Et, troublés comme on l'est en songe, vaguement,
Ils sentaient par degrés se mêler à leur âme,
A leurs discours secrets, à leurs regards de flamme,
A leur coeur, à leurs sens, à leur molle raison,
Le clair de lune bleu qui baignait l'horizon.

 

Victor Hugo

(Les Contemplations - extraits)

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Lundi 19 mai 2008

VICTOIRE DE ROCROI - 19 mai 1643

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Le 19 mai 1643, à Rocroi, le duc d'Enghien anéantit l'infanterie espagnole.

La mort du cardinal de Richelieu, quelques mois plus tôt, a incité les Espagnols à attaquer la France, entrée huit ans plus tôt dans la "Guerre de Trente Ans". C'est ainsi que 17.000 fantassins et 8.000 cavaliers assiègent la place forte de Rocroi, dans les Ardennes, sous le commandement de don Francisco de Mello.

Le duc d'Enghien, vainqueur de Rocroi, par Jacques Stella (musée Condé, Chantilly)

Le jeune duc d'Enghien est pressé d'en découdre. Il prend soin de cacher à ses troupes la mort du roi Louis XIII, survenue le 14 mai, pour ne pas les démoraliser.

Là-dessus, il attaque les Espagnols en compensant son infériorité numérique par sa rapidité de manoeuvre et en faisant un large usage de la cavalerie. Les Espagnols perdent l'essentiel de leurs forces et pas moins de 250 drapeaux.

La bataille de Rocroi met fin à la réputation d'invincibilité des «tercios» espagnols, des unités composées de piquiers, d'arquebusiers et de fantassins armés d'épées. Elle marque le retour de la France sur la scène internationale après un siècle de défaites et de guerres civiles ou religieuses. Elle constitue une prémisse heureuse pour le jeune Louis XIV (4 ans), intronisé depuis moins d'une semaine. Elle entraîne enfin un tournant dans la guerre de Trente Ans qui ravage l'Europe centrale depuis 1618.

La bataille de Rocroi, 19 mai 1653 (détail,Sauveur Le Conte, Musée Condé, Chantilly)

La France, grâce à la victoire de Rocroi et aux suivantes, se trouve désormais en mesure de dicter les traités de Westphalie qui mettront fin à cette guerre en 1648.

La victoire inespérée de Rocroi est due au génie tactique du duc Louis d'Enghien, de la famille des Condé.

Selon la tradition, les héritiers de la famille princière des Condé portent le titre de duc d'Enghien. Ainsi de Louis II, le vainqueur de Rocroi. À la mort de son père, il hérite du titre de celui-ci et devient prince de Condé. Son appartenance à la famille régnante lui vaut d'être «premier prince du sang» et de jouir du titre de Monsieur le Prince.

Louis II est l'arrière-petit-fils de Louis 1er de Condé, oncle du roi Henri IV, tué à Jarnac en 1589. Par son mariage, il devient aussi le neveu par alliance de Richelieu. En souvenir de Rocroi, on ne tarde pas à le surnommer le "GRAND CONDE"

(ref.A Dignat

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Lundi 5 mai 2008

VICTOR HUGO

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Abbaye de Trizay - 17250 TRIZAY

(à environ 10 kms au sud de Rochefort sur Mer)

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Lundi 5 mai 2008

L'EUROPE - 9 mai 1950, il y a 58 ans...

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Déclaration de Robert Schuman (9 mai 1950)


 ...

 

Messieurs,


Il n'est plus question de vaines paroles, mais d'un acte, d'un acte hardi, d'un acte constructif. La France a agi et les conséquences de son action peuvent être immenses. Nous espérons qu'elles le seront. Elle a agi essentiellement pour la paix. Pour que la paix puisse vraiment courir sa chance, il faut, d'abord, qu'il y ait une Europe. Cinq ans, presque jour pour jour, après la capitulation sans conditions de l'Allemagne, la France accomplit le premier acte décisif de la construction européenne et y associe l'Allemagne. Les conditions européennes doivent s'en trouver entièrement transformées. Cette transformation rendre possibles d'autres actions communes impossibles jusqu'à ce jour. L'Europe naîtra de tout cela, une Europe solidement unie et fortement charpentée. Une Europe où le niveau de vie s'élèvera grâce au groupement des productions et à l'extension des marchés qui provoqueront l'abaissement des prix.
Une Europe où la Ruhr, la Sarre et les bassins français travailleront de concert et feront profiter de leur travail pacifique, suivi par des observateurs des Nations Unies, tous les Européens, sans distinction qu'ils soient de l'Est ou de l'Ouest, et tous les territoires, notamment l'Afrique qui attendent du Vieux Continent leur développement et leur prospérité.

Voici cette décision, avec les considérations qui l'ont inspirée.

La déclaration du 9 mai 1950


"La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.

La contribution qu'une Europe organisée et vivante peut apporter à la civilisation est indispensable au maintien des relations pacifiques. En se faisant depuis plus de vingt ans le champion d'une Europe unie, la France a toujours eu pour objet essentiel de servir la paix. L'Europe n'a pas été faite, nous avons eu la guerre.

L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes, créant d'abord une solidarité de fait. Le rassemblement des nations européennes exige que l'opposition séculaire de la France et de l'Allemagne soit éliminée : l'action entreprise doit toucher au premier chef la France et l'Allemagne.

Dans ce but, le gouvernement français propose de porter immédiatement l'action sur un point limité, mais décisif :

Le Gouvernement français propose de placer l'ensemble de la production franco-allemande du charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d'Europe.

La mise en commun des productions de charbon et d'acier assurera immédiatement l'établissement de bases communes de développement économique, première étape de la Fédération européenne, et changera le destin des régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.

La solidarité de production qui sera ainsi nouée manifestera que toute guerre entre la France et l'Allemagne devient non seulement impensable, mais matériellement impossible. L'établissement de cette unité puissante de production ouverte à tous les pays qui voudront y participer, aboutissant à fournir à tous les pays qu'elle rassemblera les éléments fondamentaux de la production industrielle aux mêmes conditions, jettera les fondements réels de leur unification économique.

Cette production sera offerte à l'ensemble du monde, sans distinction ni exclusion, pour contribuer au relèvement du niveau de vie et au progrès des œuvres de paix. L'Europe pourra, avec des moyens accrus, poursuivre la réalisation de l'une de ses tâches essentielles : le développement du continent africain.

Ainsi sera réalisée simplement et rapidement la fusion d'intérêts indispensable à l'établissement d'une communauté économique et introduit le ferment d'une communauté plus large et plus profonde entre des pays longtemps opposés par des divisions sanglantes.

Par la mise en commun de production de base et l'institution d'une Haute Autorité nouvelle, dont les décisions lieront la France, l'Allemagne et les pays qui y adhéreront, cette proposition réalisera les premières assisses concrètes d'une Fédération européenne indispensable à la préservation de la paix.

Pour poursuivre la réalisation des objectifs ainsi définis, le gouvernement français est prêt à ouvrir des négociations sur les bases suivantes.

La mission impartie à la Haute Autorité commune sera d'assurer dans les délais les plus rapides : la modernisation de la production et l'amélioration de sa qualité ; la fourniture à des conditions identiques du charbon et de l'acier sur le marché français et sur le marché allemand, ainsi que sur ceux des pays adhérents ; le développement de l'exportation commune vers les autres pays ; l'égalisation dans les progrès des conditions de vie de la main-d'œuvre de ces industries.

Pour atteindre ces objectifs à partir des conditions très disparates dans lesquelles sont placées actuellement les productions de pays adhérents, à titre transitoire, certaines dispositions devront être mises en œuvre, comportant l'application d'un plan de production et d'investissements, l'institution de mécanismes de péréquation des prix, la création d'un fonds de reconversion facilitant la rationalisation de la production. La circulation du charbon et de l'acier entre les pays adhérents sera immédiatement affranchie de tout droit de douane et ne pourra être affectée par des tarifs de transport différentiels. Progressivement se dégageront les conditions assurant spontanément la répartition la plus rationnelle de la production au niveau de productivité le plus élevé.

A l'opposé d'un cartel international tendant à la répartition et à l'exploitation des marchés nationaux par des pratiques restrictives et le maintien de profits élevés, l'organisation projetée assurera la fusion des marchés et l'expansion de la production.

Les principes et les engagements essentiels ci-dessus définis feront l'objet d'un traité signé entre les Etats. Les négociations indispensables pour préciser les mesures d'application seront poursuivies avec l'assistance d'un arbitre désigné d'un commun accord : celui-ci aura charge de veiller à ce que les accords soient conformes aux principes et, en cas d'opposition irréductible, fixera la solution qui sera adoptée. La Haute Autorité commune chargée du fonctionnement de tout le régime sera composée de personnalités indépendantes désignées sur une base paritaire par les Gouvernements ; un Président sera choisi d'un commun accord par les autres pays adhérents. Des dispositions appropriées assureront les voies de recours nécessaires contre les décisions de la Haute Autorité. Un représentant des Nations Unies auprès de cette Autorité sera chargé de faire deux fois par an un rapport public à l'O.N.U. rendant compte du fonctionnement de l'organisme nouveau notamment en ce qui concerne la sauvegarde de ses fins pacifiques.

L'institution de la Haute Autorité ne préjuge en rien du régime de propriété des entreprises. Dans l'exercice de sa mission, la Haute Autorité commune tiendra compte des pouvoirs conférés à l'Autorité internationale de la Ruhr et des obligations de toute nature imposées à l'Allemagne, tant que celles-ci subsisteront."


Robert Schuman
Ministre français des Affaires étrangères

Salon de l'horloge du Quai d'Orsay
9 mai 1950

 

Ainsi le premier pas était franchi... il reste aujourd'hui un espoir à réaliser, faire l'EUROPE : il nous faut une véritable Europe face aux enjeux du Monde dans ce XXIème siècle

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Lundi 5 mai 2008

Le MONT SAINT-MICHEL... il y a 1300 ans !

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En 708, l’archange apparaît en songe à Aubert, évêque d’Avranches, et lui ordonne de construire un sanctuaire sur le rocher.

Notre-Dame-sous-Terre,

le plus ancien sanctuairede l’île, construit vers 900

...

"Nous nous sommes assis, communion de nos âmes,

Sur le banc de prière, moi l'homme et toi la femme !

La lumière irréelle dans la pierre assemblée

Faisait briller nos coeurs d'une étrange clarté...

                                                                   Jean SYLVAIN

 

La magie du lieu, 1300 ans après la consécration de ce haut lieu de la Chrétienté à Saint-Michel, reste intacte. Il y a des moments où l'âme s'élève et se rapproche de notre créateur ! Alors nous comprenons que le mystère de l'homme reste entier dans notre société qui a tendance à faire descendre Dieu du "Parnasse" et à déifier l'homme...                                                                                           JD

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Dimanche 20 avril 2008

Les chevaux des neiges

 

ou la blancheur immaculée de l'avalanche au grand galop !

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Jeudi 17 avril 2008

TEMOIGNAGE dans "L'EGLISE des SOLDATS"

Allocution avant la messe du Souvenir des Morts pour la France,

le samedi 12 avril 2008

dans la CATHEDRALE SAINT LOUIS DES INVALIDES

 

"Nous venons ici, à l'Eglise des Soldats, dans l'Hôtel National des Invalides, avec dans le cœur une émotion difficile à décrire, car nous sommes "Les Fils et les Filles de ceux qui sont Morts pour la France".

Nous sommes ici parce que, dès 1927-1928, de jeunes Orphelins de Guerre de 14/18, souvent encore mineurs, ont voulu faire vivre le Souvenir de ceux qui, dans la tourmente de la Grande Guerre, ont fait le sacrifice de leur vie pour, non seulement défendre leur Pays mais aussi défendre leurs villes, leurs villages et surtout leurs familles.

Ces jeunes Orphelins de Guerre avaient la Foi dont on dit qu'elle soulève les montagnes ! Ils avaient également cet élan intérieur, cette imagination et parfois ces illusions que donne la jeunesse !

De nouvelles générations, hélas, sont venues se joindre à ces ouvriers de la première heure... et notre mouvement est bien vivant aujourd'hui.

Nous sommes non seulement les héritiers spirituels de nos Pères mais  également les témoins de l'histoire de nos familles tant meurtries par ces guerres du XXème siècle qui ont ensanglanté l'Europe et le Monde !

Tous, Orphelins de Guerre et Pupilles de la Nation, nous avons reçu l'apprentissage de la vie dans des conditions exceptionnelles et n'avons rien oublié de notre enfance, de notre jeunesse. Nous sommes dans notre pays les tenants de la mémoire !

- Nous témoignons ce matin au nom de tous ceux et celles qui, à nos côtés, depuis 80 ans, ont été les militants ou les dirigeants de notre grand mouvement qui a compté jusqu'à plus de 120.000 adhérents au début des années 50.

Nombre d'entre eux nous ont quitté et nous gardons le souvenir de ces visages amis que nous ne reverrons plus. Nous parlons d'eux très souvent : ainsi nous avons l'illusion qu'ils sont encore des nôtres !

- Nous témoignons pour le respect des tombes de nos Morts, de tous les Morts : profaner un cimetière est un acte lâche qui insulte toute l'humanité !

- Nous témoignons pour nos Mères, veuves de la guerre, qui ont évoqué  pour nous avec tant d'amour le visage, les attitudes familières et la tendresse du compagnon de leur vie trop tôt disparu !  

Et elles nous disaient quand nous étions enfants : "ton Père a dit, ton Père a fait... Si ton Père te voyait...".

Nous n'oublierons jamais cette brume dans les yeux de nos mères quand elles se retenaient de pleurer devant nous.

Mères d'orphelins, veuves de la guerre qui, hélas, ne sont plus et que vos enfants ont tant aimé, soyez bénies.

- Nous témoignons pour nos Pères car les Morts pour la France ne sont pas des morts comme les autres : "leur mort affecte et concerne non seulement leur famille charnelle mais la collectivité nationale tout entière. Leur mémoire est un élément essentiel, déterminant, de l'esprit et du cœur d'un grand peuple ; elle fait partie de son patrimoine spirituel".

Pour nous, chers amis, à l'aube de notre vie, ce père n'était souvent qu'une photo barrée d'un ruban de crêpe noir et d'un autre tricolore et, si nous étions croyants, une évocation  dans nos prières... Nous étions parfois si petits !

Ce père, héros disparu de nos rêves d'enfants, nous l'avons idéalisé – il était présent comme une autorité tutélaire dont notre mère était la gardienne.

Puis nous avons un jour découvert son nom gravé dans la pierre de nos Monuments aux Morts et nous avons effectivement compris qu'il n'était pas un mort comme les autres puisqu'il faisait partie de cette longue cohorte dont les noms forment, de Cités en Cités, comme une longue litanie héroïque de la mort !

Tous ces hommes, sous l'uniforme ou sans uniforme, dans la boue des tranchées, dans l'ombre de la Résistance ou dans l'horreur des camps, ont accepté le déterminisme qui  les reliait aux plus hautes valeurs. Ils ont pris conscience, en combattant, du prix de la Liberté et de l'importance des traditions patriotiques.

Au nom de cette Liberté, tant d'hommes et de femmes de notre pays ont su accepter le sacrifice suprême, "avec une prodigalité qui nous glace d'effroi et une générosité qui nous dépasse et nous transcende".

Un de ces hommes, dont l'image est gravée à jamais dans mon cœur, écrivait en 1939 à ses deux très jeunes enfants de 2 et 4 ans :

 "Les guerres sont tristes, dures, amères, mais l'on peut en revenir. Si  j'y reste, songez que c'est pour défendre votre liberté future et la terre où vous êtes nés. De toute mon âme, de tout mon cœur je vous embrasse et vous serre contre moi."  - Il n'est pas revenu - Mort pour la France en 1940 !

Alors, au nom de tous ces hommes et de toutes ces femmes, au nom de  tous nos Pères, sur cette terre de France, terre privilégiée où sont nées les plus belles pensées, d'où se sont levées les plus nobles idées, sur cette terre de France chérie  de Dieu, un souffle – ténu certes mais combien vivant – est apparu il y a 80 ans afin de témoigner pour la Paix et pour la Liberté.

Les Fils et les Filles des Morts pour la France ont voulu faire vivre la voix de ceux qui étaient sans voix, de ceux qui n'étaient plus là, qui laissaient leurs familles mutilées et qui ne verraient pas grandir leurs enfants !

Les Morts restent vivants dans le cœur de ceux qui se souviennent et "si nous n'étions pas frappé au plus profond de notre cœur par leur exemple, alors, vraiment, le sacrifice des Morts pour la France n'aurait aucun sens."

Et ils seraient vraiment morts...

Ne pensez-vous pas, vous tous et vous toutes, ici rassemblés en ce jour anniversaire, qu'il nous fallait évoquer, en même temps

- Le Souvenir qui est notre engagement de chaque jour,

- La Mémoire qui est notre devoir pour demain,

et sans oublier, chers amis, la grande idée de Liberté et notre espérance pour voir un jour la Paix régner dans le monde.

C'est unis dans le même amour filial que, tous ceux qui croient au ciel et  tous ceux qui n'y croient pas, sont venus ce matin communier dans le Souvenir des Morts pour la Patrie. Nos âmes frissonneront et d'un même élan nos cœurs s'uniront tout à l'heure quand dans le grand silence de cette Eglise des Soldats, retentira le clairon de la Sonnerie aux Morts.

Ainsi sommes-nous, ainsi nous resterons, fidèles à ce qui nous engage pour l'avenir de cette Patrie qui est - et restera pour toujours - la terre chérie de nos Pères.

                                                                                Jean Desmarès

                                                                             Président honoraire

                                              Fédération Nationale des Fils des Morts pour la France

 

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